Oh mon balai !

Oh mon balai ! ... ou ce que je pense du balai Swifer Wetjet. Un chronique de Zombieland, pleine de dérision, où je vous explique l'influence de la publicité sur les esprits fragiles, le mien en particulier ;)
☼ { De l’influence de la publicité sur les esprits fragiles … } ☼

☼ Oh mon balai ! ☼

Oh mon balai !

De l’influence de la publicité sur les esprits fragiles !

J’ai  beau être un croisement génétique improbable entre une Licorne et l’Oncle Picsou, je n’en reste pas moins, parfois, un être humain avec des faiblesses et quelques bugs !

Pour ceux qui se souviennent de ☼  Ma voisine du rez-de-chaussée gauche ,  je suis une accro du  ménage et j’ai longtemps, très longtemps, trop longtemps été, sous l’influence de la publicité, à l’affut du dernier produit qui laverait plus blanc que blanc, d’un coup d’éponge qui fait briller sans effort le plan de travail dans lequel j’aurai pu me maquiller tant il aurait été propre et brillant comme un miroir. Mais ça c’était avant.

J’ai opéré un virage à 180° il y a environ trois ans à la suite de problèmes de santé et j’ai opté pour des choses moins glamour que le dernier V.I. Poo  … je vous laisse chercher sur internet pour le bonheur de découvrir à votre tour ce produit improbable !

J’utilise, du vinaigre blanc (parfumé par mes soins aux écorces d’agrumes), du savon noir non trafiqué et du bicarbonate et des huiles essentielles (tea tree, lavande, romarin et citron).

J’utilise aussi du savon de Marseille, le vrai, pas celui de contrebande qu’on nous fourgue à l’insu de notre plein gré dans les grandes surfaces. Lisez les étiquettes et si vous repérez les termes : « sodium tallowate » fuyez !  80 % des savons soi-disant de Marseille contiennent des graisses animales. Ils sont fabriqués à base de suif, c’est-à-dire des restes d’équarrissage issus de bœuf, de mouton ou de porc. Imaginez en plus que vous soyez vegan, l’horreur !
Mais forcément, dès qu’il y a de l’argent à se faire sur le dos des consommateurs, croyez bien que l’industrie cosmétique, ou de la « propreté » ou agroalimentaire, (c’est le même combat), ne va pas se priver pour essayer de nous entourlouper, de nous enfumer pour ne pas dire autre chose de beaucoup plus vilain.

J’utilise aussi, parce que sans lui, rien n’est possible, un ingrédient introuvable que ce soit en pharmacie, en herboristerie, sur internet ou chez le dealer du coin … de l’huile de coude ! What did you expect ? Pour paraphraser une autre publicité pour une marque bien connue de sodas qui n’ont plus rien à voir avec le sirop de quinine dilué à l’eau gazeuse et additionné d’une rondelle de citron de mon enfance ! (1)

Mais là n’est pas le sujet !

Oh mon balai ! ... ou ce que je pense du balai Swifer Wetjet. Un chronique de Zombieland, pleine de dérision, où je vous explique l'influence de la publicité sur les esprits fragiles, le mien en particulier ;)
☼ { Tout ce qu’il vous faut pour fabriquer de l’huile de coude } ☼

 

J’ai, je l’avoue, honteusement et fièrement (les deux sont compatibles par un tour de passe-passe psychologique dont seul le cerveau humain est capable)  craqué pour un balai. Pas un balai quelconque, non Le Balai ! Avec des majuscules je vous prie et des petites étoiles dans les yeux ! Violet en plus ! Oui, Votre Honneur, c’est une circonstance atténuante, surtout quand on connait ma passion quasi maladive (mais je me soigne) pour le Violet, l’Héliotrope, l’Indigo, le Lilas, le Magenta, le Mauve, l’Orchidée, le  Parme, le Prune,  le Violine, le Rose Bonbon, le Zinzolin et j’en oublie quelques-uns !

En principe avant d’acheter quoi que ce soit, j’applique la méthode BISOU (2), oui Monsieur, oui Madame ! La méthode BISOU c’est la méthode pour ne pas acheter n’importe quoi, n’importe comment, à n’importe quel prix sans réfléchir ! Sauf que là, sans doute obsédée par la couleur violette du dit balai, quelque chose d’innommable s’est réveillé dans les méandres de mon cerveau reptilien et a, dans un réflexe atavique de survie ancestral, court-circuité tout esprit critique en moi.

Ma main a été plus prompte que ma réflexion et j’ai commis l’irréparable ! J’ai acheté un très joli balai, inclus dans un très joli kit complet, dans une très jolie boite sans réfléchir une fraction de seconde.

Oh mon balai ! ... ou ce que je pense du balai Swifer Wetjet. Un chronique de Zombieland, pleine de dérision, où je vous explique l'influence de la publicité sur les esprits fragiles, le mien en particulier ;)
☼ { Une Licorne dans les étoiles … plus dure sera la chute ! } ☼

 

Je suis rentrée chez moi satisfaite, je dirais même contente, avec l’impression d’avoir bien dépensé mon argent, pour un achat essentiel qui, je n’en ai pas douté un seul instant, la publicité et les avis lus sur les blogs de Maman et les blogs Life Style, m’en ayant gentiment et doucement convaincu, allait changer ma vie de ménagère du XXème siècle en vie de Fée du Logis 2.0 Et oui, rien que ça ! Quand je vous parle de l’influence de la publicité sur les esprits fragiles, le mien en particulier, je n’exagère pas !

J’ai déballé Mon Balai comme une petite fille le lendemain de Noël, en prenant soin de ne pas déchirer le rabat de la jolie boite, en lisant soigneusement les instructions, en montant les pièces avec minutie dans l’ordre indiqué, en plaçant les piles dans le bon compartiment et dans le bons sens, en positionnant au millimètre la lingette, et pour la manipulation « à risque », l’insertion du flacon dans l’emplacement idoine, l’assistance bienveillante de mon conjoint !

Un bzz léger comme le bruissement d’aile d’un papillon quand j’ai pris le manche en main m’a fait frissonner de bonheur de la tête au pied (oui, je sais, il m’en faut peu pour me faire décoller !)

Le produit est sorti par les deux buses, en une jolie brume légère et j’ai commencé à nettoyer mes sols dans la joie et la bonne humeur …

Le nirvana a duré trente secondes. Le temps que du sol à mes narines (je suis grande, 1.77 m) monte le parfum entêtant de ce que le fabricant nomme une brise fraiche !

Il y a sans doute bien longtemps que les chimistes qui travaillent pour Procter et Gamble n’ont pas dû mettre les pieds hors de leur laboratoire, parce que pardon, côté « brise fraiche » on repassera ! Ça sent comme, et bien, je serai bien en peine de faire une comparaison avec quelque chose de frais, léger et naturel. Ça sent plutôt comme le parfum bon marché d’une cocotte de luxe, utilisé pour masquer des odeurs nauséabondes et suspectes. Rien qui donne une idée de fraicheur et de propreté.

J’ai été prise d’une crise d’asthme carabinée, j’ai eu des démangeaisons au niveau des yeux et de la bouche au point de confiner mes chats dans une pièce fermée pour éviter tout risque. J’ai ressorti mon seau et mon houpion et j’ai passé le coin que j’avais nettoyé à grande eau à plusieurs reprises pour ne laisser aucune trace de ce produit sur mon sol. Vu ma réaction au produit, il était hors de question de laisser mes chats le respirer et hors de question que je leur laisse poser les coussinets dessus.

Ceci dit, les concepteurs du Swifer Wet Jet ont sacrément bien bossé. Côté design, le balai est super joli, ergonomique et il en jette. Il est même tellement bien conçu que la main vient, naturellement se poser très nonchalamment sur la poignée et que le moindre effleurement y compris et surtout par inadvertance, déclenche l’envoi du produit. Pour l’éviter, il faut tenir le balai avec une position de main qui n’a rien de naturel.

Ceci dit, je comprends, il faut pouvoir vendre la recharge de produit qui coûte, à Intermarché, la bagatelle de 6.90 € la dose. Vu la sensibilité de la touche de brumisation, autant dire que le flacon ne fait pas long feu. Le flacon est sensé vous permettre de nettoyer 30 mètre carré de sol ! (La maison fait dans les 70/80 mètres carrés, je vous laisse faire le calcul).

Quant à la lingette qui retient la saleté et l’empêche de se redéposer (la garce cette saleté qui se redépose dès qu’on a tourné le dos !), il faut quand même compter, tousse (toujours à Intermarché) 14.90 € la recharge de dix lingettes.

Autant dire qu’en une séance de ménage, vous dépensez facilement 28.80 €, c’est-à-dire bien plus que ce que le balai vous a coûté, soit de 24.90 € à 14.90 € si vous avez bénéficié d’un coupon de réduction (coupons qui ont envahi nos magazines et nos boites aux lettres depuis quelques semaines !)

En clair, pour bien enfoncer le clou, vous dépensez bien plus que la valeur d’un seau d’eau additionné d’un trait de savon noir et de quelques gouttes d’huiles essentielles !

Si vous voulez savoir ce que j’ai fait de mon joli balai violet, je ne l’ai pas mis au rebut. J’ai vidé le flacon (avec remords vu que je ne sais pas quels produits chimiques j’ai jeté dans les canalisations de ma ville). J’ai ouvert le flacon bien qu’il soit écrit de ne pas le faire, des fois que, je n’ai sais pas, les foudres de l’Enfer s’abattent sur le fou, la folle qui aurait l’audace de braver l’interdit. Je l’ai rincé soigneusement et je l’ai rempli d’un mélange d’eau, de savon noir et vinaigre, je l’ai rebouché sans difficulté, sans que le ciel me soit tombé sur la tête et sans que sans mon corps lapidé et pantelant ait fini exposé, voué aux Gémonies, puis j’ai replacé la petite bouteille dans l’emplacement idoine.

J’ai remplacé les lingettes hors de prix par des lingettes en microfibres maintenues par deux élastiques à cheveux de manière à ne pas gêner la diffusion de ma solution nettoyante et j’utilise ainsi, de manière beaucoup plus saine, écologique et économique mon joli balai, acheté lors d’un moment d’égarement.

Inutile de dire qu’on ne m’y reprendra pas !

Oh mon balai ! ... ou ce que je pense du balai Swifer Wetjet. Un chronique de Zombieland, pleine de dérision, où je vous explique l'influence de la publicité sur les esprits fragiles, le mien en particulier ;)
☼ { Oh mon balai ! } ☼

Avant, j’étais gentille, mais ça, c’était avant !

Je vous souhaite une  belle journée, douce, sereine, zen, gourmande et lumineuse !

Prenez bien soin de vous !

Plein de bisous doux

Cenwen

 

(1) Tonique ancestral  ☼

(2) La méthode BISOU proposée par Marie et Herveline dans leur livre ☼ « J’arrête de surconsommer » ☼ est très simple : avant chaque achat, détaillez chaque lettre du mot « BISOU » et demandez-vous :

  • B comme Besoin. A quel besoin cet achat correspond-il ?
  • I comme Immédiat. Dois-je l’acheter immédiatement ?
  • S comme Semblable. N’ai-je pas déjà quelque chose de semblable ?
  • O comme Origine. Quelle est l’origine de ce produit ?
  • U comme Utile. Cet objet me sera-t-il vraiment utile ?

Entre nous, il y a un gros malaise !

Entre nous, il y a un gros malaise ! Où je vous raconte l'envers du décor de la vie de blogueuse sur Facebook et je vous propose une alternative pour quitter ce réseau et s'en créer un nouveau ♥
☼ { Entre nous, il y a un gros malaise ! } ☼

☼ Entre nous, il y a un gros malaise ! ☼

Entre nous, il y a un gros malaise !

 

Bonjour

Entre nous, il y a un gros malaise ! Non, pas entre vous et moi, mais entre Facebook et moi !

Un billet un peu particulier ce matin pour vous parler de l’envers du décor de Facebook et de la manière dont les blogueurs y sont traités depuis quelques mois.

(suite…)

Mon entrée d’immeuble

Mon entrée d'immeuble chronique de l'incivilité quotidienne en banlieue. Survie en milieu hostile. Ne rien voir, ne rien dire, laisser faire ...
☼ { Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté … Tout y parlerait – A l’âme en secret – Sa douce langue natale. Beaudelaire } ☼

☼ Mon entrée d’immeuble  ☼

Mon entrée d’immeuble

 

Pas de bol, mon entrée d’immeuble est un des deux  points de fixation des problèmes de Zombieland. Il y a le 10 où j’habite qui cumule toutes les tares et le 16, un peu plus « tranquille » (ce qui reste une notion toute relative il faut bien l’avouer !)

Pourquoi je viens vous parler de mon entrée ? Tout simplement parce qu’il pleut, [fait grand soleil], [neige], [vente], choisissez la mention que vous voulez, finalement, peu importe !

En dix ans, je crois bien que nous avons eu « La Totale » et c’est loin d’être  fini !

Notre plus gros problème récurrent, le trafic de drogue. Et oui, faut pas croire ce que disent les journaux ! Il n’y a pas que dans le 93 ou le 13 qu’il y a des échanges illicites et une économie parallèle ! Le 78 et je pense, tous les départements de France et de Navarre sont concernés.

Pendant longtemps, il était cantonné sur le palier, juste en face de la porte d’entrée de notre appartement. Pour nous éviter de voir ce qui se trafiquait, « on » nous a brulé le judas qui permettait de voir qui sonne à notre porte, judas jamais remplacé par notre bailleur, en dépit d’un dépôt de plainte et de maintes réclamations. J’ai tenté en vain de le remplacer à mes frais (on n’est plus à ça près) mais le modèle ne se fait plus ! Pour faire bonne mesure et nous faire bien comprendre de nous mêler de nos affaires, un soir, c’est le paillasson qui a pris feu devant la porte ! J’ai fini par réussir à changer ce satané judas, avec l’aide de notre ancienne gardienne, juste avant qu’elle jette l’éponge. On la récupéré sur une porte qui partait à la benne après avoir été défoncée à coups de bélier par la Police. [ Les Chroniques de Zombieland : ☼ Mon voisin cet inconnu } ☼ ]

Du palier, « nos jeunes et charmants amis », se sont déplacés dans la cave après un malencontreux accident de faux plafond. Ce faux plafond servait de cachette idéale jusqu’au jour où l’un d’entre eux a tellement bien planqué sa marchandise qu’il dut détruire ce faux plafond à coups de masse pour la récupérer !

L’Office n’a pas porté plainte. Le faux plafond a été réparé et la note a été pour les locataires ! C’est tellement plus simple …

Ce qui me fait penser à Voisine du Premier Étage Gauche qui, elle, a eu, il y a quelques années en arrière, la mauvaise idée de descendre sans faire de bruit et de tomber en plein milieu d’un deal … Sa boite aux lettre a été victime de plusieurs combustions spontanées aussi inexpliquées qu’inexplicables … Depuis Voisine du premier étage gauche et votre servante, avons pris la fâcheuse habitude de faire du bruit et de parler à très haute voix quand nous sortons de chez nous.

 

Mon entrée d'immeuble : chronique de l'incivilité quotidienne en banlieue. Survie en milieu hostile. Ne rien voir, ne rien dire, laisser faire ...
☼ { Je suis le Maitre des Clefs. Je cherche le Cerbère de la Porte – Ghostbusters} ☼

« Nos jeunes et charmants amis » se sont déplacés du palier dans les parties communes de la cave, cave dont ils ne sont pas sensés avoir les clefs. Mais nous sommes à Zombieland et notre bailleur a eu la bonne idée d’employer le fils d’un des gardiens pour assurer l’entretien pendant quelques semaines, le temps d’un job d’été. « Fils de », bien connu lui aussi des services de police pour tout un tas de petits délits et qui a profité de cette occasion pour faire des doubles, des triples, des quadruples de tous les passes et les donner (vendre ?) à ses petits camarades de jeux interdits.

Depuis, on entre chez nous comme dans un moulin, jour et nuit, dans un ballet incessant de portes qui claquent, de poubelles chahutées et renversées, de plafond brulé et déchiqueté ainsi que  d’échanges « furtifs » et pécuniaires.

Pour tout vous dire et vous donner une idée, mon filleul est venu me rendre visite il y a un mois. Il a fallu moins de trente secondes, le temps de descendre de voiture, pour se faire aborder et proposer toute la gamme de ce qu’on peut trouver sur le marché des substances illicites actuellement … No comment !

Les équipes tournent au gré des « départs en vacances » mais le trafic lui reste.

En dehors de « nos jeunes et charmants amis », il y a « Les jeunes tout court » !

Notre entrée sert de fumoir et de crachoir, de fast food, de sonothèque, de toilettes publiques (la dernière en date de ce week-end) d’espace artistique et parfois d’hôtel de passe  (ça arrive de temps à autres, surtout tard les soirs d’été quand l’appel du coït se fait trop pressant … ou que la dose s’échange contre une passe. Oops ! ^^’). Toutes ces activités sont aussi bruyantes que sales et malodorantes.

Mon entrée d'immeuble : chronique de l'incivilité quotidienne en banlieue. Survie en milieu hostile. Ne rien voir, ne rien dire, laisser faire ...
☼ { Je vous épargne la photo du tas de m… trouvé sur le palier samedi soir } ☼

Je ne compte plus les migraines, nausées, voire vomissements que me déclenche l’odeur du shit fumé [le soir, à la veillée/ou à n’importe quelle heure du jour – enfin pas avant 11h00, Le Jeune Zombielandais se levant tard en raison de sa forte propension à animer les soirées du quartier de manière aussi créative-récréative qu’entêtée et variée]  à même ma porte et que nombre de bougies anti-tabac et brûle-parfum aux huiles essentielles n’arrivent pas à supplanter au point qu’Oréa, mon bébé chat, a déclenché des crises d’allergies et que je ne peux plus rien utiliser sans la rendre malade.

Et d’ailleurs, en parlant d’activité récréative, laissons à notre Jeune Zombielandais le mérite d’avoir de la créativité que ce soit pour détruire les espaces verts autour des immeubles, que d’incendier les poubelles, les bancs, les voitures ou les armoires de distribution des lignes de téléphone et de transformer le petit square en décharge à ciel ouvert. Quand il n’est pas occupé à ces chaleureuses et saines distractions, notre « Jeune tout court » s’instruit par le biais d’internet et apprend à fabriquer des bouteilles explosives qui animent gaiment nos soirées estivales.

Si vous aussi vous voulez vous lancer [en lancer], c’est tout simple ! Vous n’avez besoin que de trois éléments : d’une bouteille en plastique dûment munie de son bouchon, d’acide chlorhydrique (en vente dans tout bon magasin de bricolage) et d’un rouleau de papier aluminium… éventuellement une paire de baskets pour courir vite !

Mon entrée d'immeuble : chronique de l'incivilité quotidienne en banlieue. Survie en milieu hostile. Ne rien voir, ne rien dire, laisser faire ...
☼ { Activité artistique ! } ☼

En dehors de « nos jeunes et charmants amis », de « nos jeunes tout court », il y a encore deux catégories de squatteurs dans notre entrée. Mais ouf ! Dieu merci, on ne les a pas toutes en même temps !

Parlons de « nos plus vieux » ! On en a deux ou trois, qui de temps à autres viennent prendre leurs quartiers dans l’entrée de mon immeuble. Ils picolent à longueur de journée sur ce qui reste des bancs publics (où il y a bien longtemps que plus personne ne se bécote) et viennent parfois cuver un vin qu’ils ont mauvais sur les marches du palier. On peut dire merci à Voisine du Troisième Étage Gauche qui du temps où elle picolait encore plus que maintenant, ramenait ses compagnons de beuverie chez elle. Depuis, elle s’est achetée une conduite en couchant avec Voisin Marié Père de Deux Enfants du Troisième Étage de l’Immeuble d’A Côté qui depuis navigue d’un appartement à l’autre. Mais ceci ne nous regarde pas ! Chacun fait ce qu’il veut avec son … ! Elle vient de déménager et nous avons hérité d’une Super Pétasse  avec trois Pokémon mutants croisés Gremlins qui fera l’objet d’une Chronique Spéciale dans quelques temps !

Quant à « La Relève », les mômes, les moins de dix ans, je peux vous dire qu’ils sont eux aussi, déjà bien gratinés ! Vous les prenez  à foutre le boxon dans votre immeuble en cavalant comme des dératés dans les escaliers et en braillant comme des tarés (ils n’habitent pas là) et si vous avez le malheur de leur demander de se calmer un peu, vous vous faites traiter de « Sale porc de blanc raciste », de « sale céfran », de « sale pute blanche qu’on va niquer », vous vous faites cracher dessus…ce qui, j’ai le regret de le dire, reste un moindre mal. L’étape suivante, en fonction des « Grands Frères de la Relève » étant le caillassage de vos fenêtres ou l’incendie de votre voiture ou la décapitation de vos chats …

 

Mon entrée d'immeuble : chronique de l'incivilité quotidienne en banlieue. Survie en milieu hostile. Ne rien voir, ne rien dire, laisser faire ...
☼ { Il est loin le temps des cerises … } ☼

Nous avons tous fait des âneries quand nous étions mômes, y compris chaparder des cerises dans le jardin du curé ou du voisin (oui, c’est mal … 😛  ) ! Quand on se faisait  « choper »  au pire, on se vengeait en tirant sa sonnette et en se sauvant à toutes jambes mais au grand jamais, on ne se serait permis ce genre de choses !

Pendant longtemps, j’ai pesté contre Binôme Chéri Adoré qui prône la prudence, la modération et le dialogue avec la faune qui hante notre douce et chère contrée, mais sur le long terme, cette attitude tempérée, s’est avérée une relativement « bonne » stratégie. Il nous arrive parfois, d’entendre un « Chut ! moins de bruit ! Le voisin est cool ! »

Personnellement, j’aurais plutôt opté pour un rush à la Berserker, un espadon fièrement brandi au dessus de la tête, tel le Bohort de Kaamelott,  au cri de « Mécréant ! » … mais il parait que ça ne changerait rien au problème ! (enfin peut-être qu’une ou deux décapitations ? Non ? Vraiment ? Pas le droit ? pfff !!!! Rabat-joie !!!)

Mon entrée d'immeuble : chronique de l'incivilité quotidienne en banlieue. Survie en milieu hostile. Ne rien voir, ne rien dire, laisser faire ...
☼ { Vraiment pas ? pfff …. ! } ☼

Mais que fait La Police me diras-tu ?

Encore faudrait-il qu’on l’appelle ! On a renoncé ! (On, ça englobe nous aussi bien que nos voisins !)

Le mieux serait que le commissariat (situé dans une ville à côté) s’installe dans notre entrée ! Pour le reste, elle fait son boulot et dans des conditions pas évidentes (consignes du maire, pressions du préfet et des ministres de l’Intérieur successifs, coincée entre la politique de l’autruche-girouette de nos gouvernants, l’état d’urgence et l’hostilité de la population, j’en passe et j’en oublie). Les policiers ont mon respect et mon admiration. Et on aura beau me dire que c’est leur boulot, je me refuse à porter la responsabilité de les appeler, qu’ils tombent en embuscade (il y a souvent plus d’une vingtaine de personnes qui squattent devant chez moi ou à moins de quinze mètres de chez moi) et qu’un ou plusieurs ne se relèvent pas. Parce que oui, c’est aussi ça la réalité de Zombieland !

Quant à ceux qui leur crachent dessus pour le moindre procès verbal pour excès de vitesse ou de mauvais stationnement, je propose deux choses. La première, venir passer 48 heures avec eux et voir dans quelles conditions ils exercent leur profession. La seconde, plus radicale, que les policiers et les gendarmes se mettent en grève totale pendant cinq jours. Plus rien, plus aucune mission de sécurité, plus de réponse aux appels, plus d’interventions. Qu’ils nous laissent nous débrouiller tout seuls face aux créatures de Zombieland. On les appréciera et on appréciera sans doute à sa juste valeur, le travail qu’ils font au quotidien et la sécurité qu’ils nous assurent. Ils ne sont pas parfaits, ce ne sont que des hommes (femmes) ordinaires, mais ce qu’ils font, « ordinaire », ne l’est pas !

Il y a juste un truc qui m’agace très sévèrement et régulièrement, cette manie de passer, de faire demi-tour juste devant chez moi, le matin avant 10h00, quand il n’y a encore aucun problème.

Notre bailleur organise des réunions de concertation entre les gardiens, l’association de locataires, la Mairie et la Police. Ceci étant, ça n’avance pas parce que notre bon maire préfère qu’il y ait un abcès de fixation bien identifié plutôt que  de régler le problème une bonne fois pour toute ! Mais pas de risque qu’il fasse quoi que ce soit, parce qu’il ne manquerait pas de mécontenter une partie non négligeable de son électorat en faisant faire le ménage.

Excédée, il y a deux ans, j’ai envoyé, pour la première fois (et la dernière) un courrier recommandé avec accusé de réception et photographies prises dans notre entrée, à notre bailleur. Sa réponse est, comment dire, un vrai morceau d’anthologie de déni : il n’y a aucun problème dans mon entrée d’immeuble. J’exagère et si je ne suis pas contente des quelques désagréments éventuellement subis (sous entendu « fantasmés ») je peux porter plainte.

Mais bien sûr ! D’abord, les troubles ne sont pas fantasmés mais avérés ! Ils ont lieu dans les parties communes de l’immeuble, ce qui relève en premier lieu de la responsabilité de l’Office de HLM.Ils ont lieu sur le trottoir, le parking et le petit square qui font partie de la résidence. Ensuite, la dernière personne dans l’immeuble qui a suivi cet excellent conseil, s’est retrouvée en but à un harcèlement tel qu’elle n’a vu son salut que dans la fuite. Le niveau de menaces, dégradations, insultes, nuisances en tout genre est devenu tel qu’elle a du prendre ses jambes à son cou et déménager en catastrophe.

Là, nous avons enfin obtenu que le digicode tant promis depuis des années soit enfin installé. Ce sera fait le 20 juillet. Vu que les alarmes sont reliés aux numéros de téléphone des locataires, je pense qu’à compter du 20 à 20h30, nous couperons systématiquement le téléphone fixe et le téléphone portable pour ne pas être embêté …

Et si vous vous demandez pourquoi nous ne déménageons pas, je vous  dirai que ce n’est pas faute d’y penser. On en a juste pas les moyens financiers de le faire. Ceci dit, je travaille à la résolution de ce problème, j’économise tout ce que je peux, parce que je n’en peux plus de vivre comme ça.

Pendant ce temps, nous crevons à petit feu, dans un silence assourdissant et une indifférence glaciale.

Mon entrée d'immeuble : chronique de l'incivilité quotidienne en banlieue. Survie en milieu hostile. Ne rien voir, ne rien dire, laisser faire ...
☼ { Chiche ? } ☼

Avant, j’étais gentille, mais ça, c’était avant … !

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Un samedi soir ordinaire sur la Terre

Chevelu : un samedi soir ordinaire sur la Terre : mort de Chevelu, petit chat torturé à mort dans la nuit du 30 au 31 mai 2017 à Draguignan
☼ { Dors en paix Petit Ange } ☼

☼ Chevelu : un samedi soir ordinaire sur la Terre ☼

Chevelu : un samedi soir ordinaire sur la Terre

Article mis à jour le 14/06/2017

Le week-end dernier, à Draguignan, ☼ Chevelu ☼ a croisé la route d’ordures qui se sont acharnés sur lui, le battant à mort, l’entaillant avec des tessons de bouteilles. Les coup ont été tellement violents que son crâne a été fracassé, que ses yeux sont sortis de leurs orbites et que l’autopsie a montré que des morceaux de son cerveau était descendu jusque dans sa trachée.

Personne ne s’est interposé. Personne n’a appelé la Police. Personne ne lui a porté secours.

Un samedi soir ordinaire sur la Terre.

(suite…)

Mon voisin cet inconnu au bout du couloir

Mon voisin cet inconnu au bout du couloir : chronique de la vie ordinaire à Zombieland
☼ { Mon voisin cet inconnu au bout du couloir … } ☼

☼ Mon voisin cet inconnu au bout du couloir ☼

Mon voisin cet inconnu au bout du couloir …

Ce texte a été écrit il y a tout juste un an … Nos nouveaux voisins emménagent ce week-end, j’angoisse un peu, j’avoue !

Il y a deux ans, « Papy » est mort. C’était un très, très vieux Monsieur (je mets une majuscule intentionnellement) auquel je m’étais attachée même si nous n’avions que des rapports de bon voisinage. Je vous en parlerai. J’ai souvent commencé à écrire sur lui et je n’ai jamais été au bout, mais je me dis que s’il y a une personne dont j’ai envie de me souvenir à Zombieland, c’est lui.

(suite…)

Ma voisine du rez-de-chaussée gauche

Les Chroniques de Zombieland, ma voisine du rez de chaussée gauche
☼ { Ma Voisine du rez-de-chaussée gauche } ☼

Les Chroniques de Zombieland  : Ma voisine du rez-de-chaussée gauche

J’ai longtemps cru que Voisine du rez-de-chaussée gauche n’existait pas.

Elle ne sortait pas, ne faisait pas de bruit, vivait avec les volets fermés, bref, une espèce de fantôme ou de Croque-mitaine, une légende urbaine peut-être, en tout cas un spécimen bizarre qui ne déparait pas dans le cirque des Chroniques de Zombieland.

(suite…)

%d blogueurs aiment cette page :